jeudi 3 juin 2010

Au contraire, mangez du poisson d'élevage tant que possible...



La liste rouge dans notre assiette
Comme l'a bien expliqué Greenpeace, hier, dans sa présentation à la presse, ce ne sont pas les produits de luxe, style caviar ou thon rouge, inabordables, ou alors les produits peu courants (qui mange souvent du requin pour dîner?) qui sont les plus difficiles à retirer du menu quotidien du consommateur moyen pour cause de non-rectitude environnementale.

On n'en mangeait déjà pas ou très peu.
Le fait qu'il s'agisse d'espèces menacées n'est que l'énième bonne raison de les éviter.
Non, ce qui est difficile, c'est tout le reste de la liste rouge des produits de la mer qu'on ne devrait plus manger.
Ce sont tous ces poissons et fruits de mer que l'on mange tous les jours, qui sont partout dans nos menus. Et qui posent problème car ils sont surpêchés, mal élevés, mal récoltés...

Prenez le saumon de l'Atlantique, par exemple. Fumé, grillé, en sushi, il est omniprésent au resto et au supermarché. Eh bien! Savez-vous que, dans la plupart des cas, il provient d'élevages industriels côtiers où il est nourri de colorant rose et de farines animales horripilantes avant de contaminer l'océan avec ses parasites? Lorsque j'ai lu la description de ces élevages dans le livre Notre mer nourricière, du journaliste Taras Grescoe, j'en ai eu l'appétit coupé.

Si vous voulez manger du saumon, choisissez le sauvage - celui de la côte Pacifique ou de l'Alaska - ou le biologique, ou alors, à la limite, celui qui provient d'élevages clos. Toutefois, préparez-vous à payer. Le saumon bon marché est généralement le surindustrialisé, précisément celui qu'il faut éviter.
On aurait pu s'attendre à ce que ces écolo soient pour l'élevage de poisson dans le but de protéger les stocks naturels mais ce n'est pas le cas.

Pourtant, l'élevage est l'avenir pour la consommation de poisson. C'est la seule méthode qui permettra de garantir du poisson pour tous. C'est la seule méthode permettant d'assurer la survie des poissons sauvages.
Ce poisson qu'il faut tant manger selon ces nutritionistes, Greenpeace et Cie ne veulent pas que vous en ayez.

Et pour arriver à cette fin, ils dénigrent l'aquaculture de la façon qu'ils savent si bien le faire: avec des clichés, des demi-vérités et des généralisations inadéquates.

Prenez le saumon de l'Atlantique. Savez-vous que, dans la plupart des cas, il provient d'élevages industriels côtiers où il est nourri de colorant rose et de farines animales horripilantes avant de contaminer l'océan avec ses parasites?
Belle phrase Mme Lortie, mais complètement biaisée.
Premièrement, ces poissons d'élevage ne sont pas nourris au colorant rose ( ce qui ne nourri pas vraiment d'ailleurs... ) et ces farines animales horripilantes comme vous le dites ne sont que de la viande et de l'huile de poisson.

- There they are fed a mixture of fishmeal, fish oil, grains, minerals and vitamins until they reach market size.
- a balanced diet containing oils derived from plants such as soybean and fish as well as fish meal and natural fillers.
Cette façon de décrire la nourriture de ces poissons est typique de ces organismes écolos.
«Farine animale horripilante»...

Et pour ce qui est de ce colorant rose qui vous horrifie, Mme Lortie, sachez que celui-ci est de la carotène. Oui, oui, cette même carotène que vous trouvez si bonne pour la santé dans votre nourriture ! Pourquoi donne-t-on de la carotène à ces animaux ? Premièrement, elle est bonne aussi pour la santé des poissons, mais surtout pour qu'ils acquièrent cette couleur de chair rosée. Dans la nature, le saumon obtient cette carotène via la consommation de krill et de crustacés. Dans l'élevage, on lui met comme supplément dans sa nourriture.
Est-ce vraiment si horrible que cela ?

Encore une fois, de parler de nourrir un poisson de colorant rose, insinuant ainsi que ceci est une imposture, est typique de ces gens qui manipulent l'opinion.

Prenez ces grosses crevettes surgelées vendues dans les grandes surfaces à prix dérisoire. Alerte.
Ces crustacés proviennent d'élevages asiatiques qui sont problématiques à plusieurs égards. Là encore, le livre de Grescoe nous en dresse un portrait pétrifiant.

D'abord, dans certains pays, ces fermes intensives sont en train de désorganiser complètement la pêche traditionnelle, dont dépendent des millions de personnes. Ensuite, pour produire des aliments comestibles, ces élevages doivent avoir recours à toutes sortes de désinfectants polluants pour l'environnement.
Ne trouvez-vous pas, d'ailleurs, que parfois ces grosses crevettes ont un goût de chlore?
Prix dérisoire, alerte, élevage asiatiques, fermes intensive... là encore on commence à voir venir le portrait...

Mais regardons au delà des qualificatif utilisés par Mme Lortie, quelle est la principale raison contre l'élevage de crevette ? Cet élevage menace la pêche traditionnelle !
Mais réalisez qu'en demandant que l'élevage ne soit plus, au nom de la pêche traditionnelle, ce que vous demandez est de figer ces gens dans le temps, dans leur condition. Avec une belle étiquette de «compassion», vous désirez leur refuser le droit de progresser.
Que vous le vouliez ou non, le monde est constamment en mouvement, il faut continuellement s'adapter à son milieu... Et désirer que ces gens restent figés dans leur condition n'est certainement pas vouloir leur bien à moyen et long terme...

Vous nous parlez de désinfectants polluants pour l'environnement. Bien que je ne sois pas au courant de cette culture, on peu se poser des questions sur la pertinence de cette affirmation.
Surtout lorsque vous insinuez que ces crevettes on un gout de chlore pour appuyer votre point.
(D'ailleurs, sur ce point, peut-être que les décongeler à l'eau courante du robinet n'est pas une si bonne idée que cela. Non ? )

Enfin, comme c'est aussi le cas avec le saumon, on nourrit les crevettes de protéines animales trouvées en mer, qui représentent un poids supérieur à la chair produite. Pour produire 1kg de crevettes, il faut 2kg de nourriture animale.
Imaginez si, pour produire un boeuf, on devait tuer deux cochons...

Est-ce sensé?
Vous me faites bien rire avec ce genre de calcul...
En passant, vous savez combien de cochons il faut pour élever un enfant à maturité ? Est-ce sensé ?

Cet argument est si merdique... Ces gens vous disent que c'est OK de manger des crevettes dans la nature mais pas ceux d'élevage. Mais dans la nature aussi, la crevette doit manger deux fois son poids en nourriture... Quelle est la différence ?
Aucune. A part le fait que ces gens ne veulent tout simplement pas que vous mangiez des crevettes et c'est pour cette raison qu'ils forgent des demi-vérités telles que celles-ci.

Ceci dit, est que le la culture de poisson ne cause pas de problèmes ? Oui, il y a certains problèmes de pollution dûs à la concentration d'une espèce dans un espace restreint. Mais est-ce une raison pour abandonner celle-ci ? Aucunement !
C'est via l'élevage de poisson que le poisson deviendra bon marché et en quantité suffisante.
C'est via l'élevage de poisson que les stocks de poissons naturels seront protégés.

Mais encore une fois, les écolos nous démontrent qu'ils ont perdus toute valeur humaine et ne servent absolument à rien. Si ces gens avaient un peu de jugement, ils réaliseraient que la culture est l'avenir et mettraient leurs efforts à s'assurer que cette industrie s'améliore.
Ils travailleraient à nous donner l'heure juste sur les impacts de cette culture au lieu de nous déblatérer des peurs simplistes dans le but non-avoué de nuire à l'humanité.

En attendant, au nom des stocks de poisson du monde, mangez du poisson cultivé, c'est la meilleure option. Cette industrie n'est pas encore optimale en terme d'impacts environnementaux mais il est certain que ces gens y travaillent fortement.

Francois.

1 commentaire:

xebezizz a dit...

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