dimanche 2 août 2009

Non au pétrole Québécois.

M. Pratte, sur Cyberpresse nous explique qu'il est contre l'extraction du pétrole du sol Québécois:
Lundi dernier, la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, a annoncé la tenue de quatre évaluations environnementales stratégiques (EES) devant préparer le terrain à d'éventuels travaux d'exploration et d'exploitation des richesses en hydrocarbures dans l'estuaire et le golfe du fleuve Saint-Laurent.
...
Nous ne sommes pas opposés à ce que le Québec exploite son potentiel gazier, si celui-ci existe. Il y aurait un gisement important dans les basses terres du Saint-Laurent, dans une formation rocheuse qu'on appelle les schistes de l'Utica; tant mieux si les réserves espérées se matérialisent.
Nous sommes beaucoup plus sceptiques en ce qui a trait à l'exploration et l'exploitation dans le Saint-Laurent.
Surtout quand il s'agit de pétrole.
Au moment même où l'industrie du transport semble en voie de faire sa révolution verte, ne serait-il pas extraordinairement contradictoire que le pays de l'or bleu se tourne vers l'or noir?

Tout en s'intéressant avec prudence au gaz naturel, qui émet beaucoup moins de gaz à effet de serre que le charbon et le pétrole, le gouvernement du Québec devrait officiellement faire une croix sur l'exploration pétrolière.
Tout à fait d'accord avec vous M. Pratte: le Québec devrait faire une croix sur l'exploration pétrolière.
Mais pas pour les mêmes raison que vous....
S'il y a du pétrole au Québec et que quelqu'un est prêt à y risquer du capital pour le trouver, tant mieux. Nos/vos visions d'une société verte ne sont aucunement pertinentes ici.
Si une entreprise est prête à prendre le risque de chercher du pétrole ici, c'est sont problème.
Si celle-ci le fait avec respect de l'environnement, comme il est évident qu'elle le fera ( car la société l'oblige ), nous n'avons pas grand chose à y dire...

Mais que le gouvernement du Québec se lance dans la recherche et l'extraction du pétrole, non merci ! Le gouvernement du Québec est bon pour faire de la politique, et surtout pas pour gérer une industrie...
La recherche de pétrole est une industrie à très haut risque. On assume que les pétrolières n'ont qu'à se pencher et extraire le pétrole du sol mais la réalité est bien autre.
Ce type d'industrie n'est vraiment pas fait pour un gouvernement...
Dans l'hydroélectricité, comme le risque est minime, notre gouvernement réussis assez bien mais dans l'exploitation pétrolière, le niveau de risque est une garantie d'échec...

Dans une aventure à haut risque, un gouvernement est incapable d'évaluer le rapport coût/profits. Celui-ci, à moins d'un coup de chance, va engloutir des sommes astronomiques dans un projet voué à l'échec...

Donc: Non au pétrole Québécois si celui-ci est un projet gouvernemental...
Oui à ne pas mettre de bâton dans les roues d'une entreprise qui serait prête à y prendre le risque.
Risque que nous ne voulons pas payer.

François.

5 commentaires:

AntiPollution a dit...

Francois, quand vous écrivez :"Oui à ne pas mettre de bâton dans les roues d'une entreprise qui serait prête à y prendre le risque. Risque que nous ne voulons pas payer."

Ce risque que vous ne croyez pas payer, vous le payez quand même peut importe qui est derrière l'exploitation.
Donc, vive l'indépendance politique et énergétique du Québec en attendant que celui-ci se trourne définitivement au Vert.

Cyrus a dit...

Le gouvernement quebecois sait comment faire la politique, moi je ne suis pas sur :) Du chialage oui par contre :)

Le hic c'est que plusieurs projets de "shale gas" sont en train d'etre developpe. Les reserves du gaz aux Etats-Unis ont bondi d'un grand coup avec ca... et par consequence surement les prix de gaz, dans l'Amerique du Nord vont chuter...

Est-ce le bon temps de lancer dans cette ressource, ou mieux d'attendre 50 ans? Dur a savoir... ou, si on attendait, est-ce que les bacteries vont digester tout ce gaz? :P

Francois a dit...

@Antipollution:
Ce risque que vous ne croyez pas payer, vous le payez quand même peut importe qui est derrière l'exploitation.
?? Je ne comprends pas.. si une entreprise risque son capital dans cette aventure, moi ( et le reste des citoyens ) n'y risque rien. Non ?
Si le gouvernement embarque dans cette aventure, c'est notre argent qu'il risque....

@Cyrus:
Est-ce le bon temps de lancer dans cette ressource, ou mieux d'attendre 50 ans? Dur a savoir...

Y a-t-il quelqu'un dans la salle qui pense sincèrement que Mme Normandeau, Ministre des Ressources Naturelles est en mesure de répondre à cette question ?

AntiPollution a dit...

@Francois, Ottawa donne de généreux crédits de taxes et d'impôts pour la recherche et l'exploitation pétrolière de l'Ouest et de Terre-neuve.

En plus, toutes les dépenses sont compatbilisées et déduites des revenus.

Troisièment, que font les pétroliès pour s'assurer de gros profits ? Ils augmentent les prix.
Donc, les risques que les pétrolières prennent, les canadiens et les québécois les prennent aussi.
C'était très risqué de nationaliser l'Hydro-électricité fin des années 50 et 60, maintenant l'Hydro-Québec verse d'énormes dividendes à la province.

Cyrus a dit...

Moi je ferais tout ca, dans le style albertain...

laissez les entreprises trouver et extracter la ressource et le vendre. Puis ils partagent leurs profits 50/50 avec la province.