samedi 14 novembre 2009

Non, M. Guilbeault, je n'en veux pas de votre monde...

D'ici quelques décennies, les Québécois habiteront dans des quartiers plus densément peuplés, utiliseront en majorité le transport en commun plutôt que la voiture et consommeront des produits locaux plutôt qu'importés. Tel est la prédiction de Steven Guilbeault, l'écologiste le plus connu au Québec, qui vient de publier son premier livre, Alerte!
M. Guilbeault est notre vert Suprême au Québec.
C'est l'image du grand sage déterminé mais modéré.

Voyons voir ce qu'il nous offre comme société dans quelques décennies:
Le passage de la voiture individuelle aux transports collectifs, les changements nécessaires à la taxation municipale permettant de faire en sorte que les maisons de banlieue coûtent aussi cher que celles au coeur de la ville, la nécessité d'interdire l'exploitation du pétrole et du gaz naturel du golfe Saint-Laurent, le remplacement des grandes centrales électriques par de petites sources d'énergies situées près des habitations. «Les Nord-Américains doivent apprendre à vivre comme des Européens», qui génèrent quatre fois moins de gaz à effet de serre.


«le passage de la voiture individuelle aux transports collectifs»
Prétendez-vous qu'en 2030 il n'y aura plus ( ou pratiquement plus ) d'automobile ?
L'automobile est le meilleur moyen de transport imaginable ( après la téléportation... ).
Sans pétrole, l'humain va trouver l'énergie autrement bien avant de renoncer à ce moyen de transport. La voiture électrique, la voiture à hydrogène ( produit avec l'électricité de nos centrales hydro-électriques. La voiture est là pour rester !7

Et si vous préférez le transport en commun, vous savez très bien quoi faire.
Mettez vos efforts à rendre le transport en commun comme une réelle alternative, au lieu de vouloir en pénaliser les autres transports à coup de lois.
Cette approche de pénaliser les alternatives pour rendre son idée acceptable aux yeux des autres n'est pas ce que l'on pourrait qualifier des plus valeureux.
Faire aimer le transport en commun à coup de pénalité sur l'automobile, c'est lâche !
Une auto électrique est par exemple une alternative au pétrole aussi satisfaisante que vos transports en commun.
Des fois, on dirait que c'est plus la haine de l'automobile qui vous motive que l'amour de l'environnement.

les changements nécessaires à la taxation municipale permettant de faire en sorte que les maisons de banlieue coûtent aussi cher que celles au coeur de la ville
Cette haine des banlieues par le mouvement vert est difficile à comprendre.
La seule raison réelle que je suis capable d'y trouver est l'envie: la haine de ceux qui osent être capable de fuir la ville. Ce qui en fait une belle valeur pour ces vert si vertueux....

Pourtant, il est très facile de voir que la solution proposé par M. Guilbeault est vouée à une échec total.
Augmenter le cout des maisons en banlieue aurait pour effet d'inciter plus de gens à rester dans la ville. Ce qui aurait pour effet d'augmenter le cout des maison en ville puisque la demande serait plus forte. Cet hausse rendrait de nouveau les banlieues comme une alternative intéressante. La seule façon de favoriser la ville serait alors de continuellement essayer de briser cet équilibre en augmentant continuellement le cout des maisons de banlieues.

Il est facile de comprendre qu'à long terme, toute la société s'appauvrit ( à par ceux qui profitent de ces pénalités... les verts ? )

le remplacement des grandes centrales électriques par de petites sources d'énergies situées près des habitations. «Les Nord-Américains doivent apprendre à vivre comme des Européens», qui génèrent quatre fois moins de gaz à effet de serre.
Hé M. Guilbeault ! Sérieusement, vous voulez remplacer nos barrages hydroélectriques par des éoliennes dans le parc d'à coté ?
Jamais !

L'hydro-électricité est la meilleure source d'énergie de notre époque.
La plus propre et la plus fiable. Et vous voulez la jeter pour de l'éolien ?

Et pour ceux qui n'ont pas l'énergie de l'eau comme c'est le cas ici au Québec, en quoi une petite centrale est meilleure qu'une grosse ? Ceci ne tient pas la route....

Ho ! Une petite centrale d'éolienne me direz-vous ?
Et bien je vous défie de me nommer une société qui ne vie que par l'éolien.
Il est totalement impensable d'imaginer qu'une société moderne puisse survivre uniquement via l'éolien, et ce indépendamment de la capacité du parc éolien. Tant et aussi longtemps que nous n'avons pas une facon d'emmagasiner l'énergie produite pour l'utiliser lorsqu'il n'y a pas de vent, cette solution est utopique.

Vivre comme des européens me dit M. Guilbeault. Et bien, premièrement, la majorité de l'énergie en europe provient de grandes centrales électriques contrairement à ce qu'il laisse croire.
Et qu'est-ce que veux dire «vivre comme un européen» dans ce cas ?


Le Québec est l'un des endroits au monde où la lutte aux changements climatiques est la plus acceptée
Oui, malheureusement, c'est un fait...
Le pire est que je ne penses vraiment pas que cette acceptation est honnête.
Les Québécois sont habitués à ce faire «fourrer» par leur gouvernement.
Il acceptent cette taxe d'une cents parce qu'ils ne la voient pas vraiment.
Mais pour qu'une taxe ait une influence sur les gens, celle-ci se doit d'être justement vue.
Je ne penses pas que le Québec est prêt à accepter une telle taxe. C'est à dire qu'ici, c'est: oui je suis vert et pour les bons principes, mais pas question que ce soit moi qui paye....

D'ailleurs, les verts vendent leur idéologie ici en faisant croire qu'il suffit de réduire/ou discriminer la production de certaines grosses entreprises et le tour est joué...
Par exemple, on nous dit qu'il ne faut pas taxer l'essence à la pompe mais plutôt les pétrolières...
Malheureusement, plusieurs pensent que ce n'est pas du pareil au même...

Le rapport proposait notamment qu'une majorité de Québécois habitent assez proche de leur lieu de travail pour retourner manger chez eux le midi sans utiliser leur voiture.
Une des force d'une société est la mobilité de sa main d'oeuvre. La capacité de changer d'emploi selon les besoins du marché. Une société pénalisant ceux qui restent loin de leur travail est une société qui court vers l'apauvrissement. ( L'histoire ne dit pas comment ces gens désirent forcer les Québécois à aller vivre près de leur travail ).

Je change d'emploi, je dois déménager ?
Et que dire des couples dont la fille travaille dans un hopital de la rive-sud et le gars travaille en ville ? Tant pis pour eux ?

Mais est-il nécessaire de fermer la banlieue?
La voiture électrique ne réglera-t-elle pas le problème?«Non, parce que les voitures seraient construites à l'étranger, et que la mondialisation va s'arrêter parce qu'elle est basée sur le pétrole. Il faudra que les gens consomment des objets et des aliments produits à proximité. On ne pourra plus vivre des importations comme on le fait actuellement.»
Wow ! Quel délire ici !
La simplicité d'esprit de ces gens explique bien leur terreur en la dynamique de notre monde.
Selon M. Guilbeault, la banlieue va disparaitre parce qu'il n'y aura plus de pétrole. S'il n'y a plus de pétrole, il n'y aura donc plus de commerce internationnal, et s'il n'y a plus de commerce internationnal, exit l'automobile....
J'imagine que M. Guilbeault croie aussi au Père Noel ?

Plus de pétrole ( assumons le pire scénario: un phénomène mystique transforme tout le pétrole et le charbon en eau demain matin... ), plus de commerce international ?
C'est tellement faux. Des gens vont traverser l'Atlantique en pédalo avant qu'il n'y ait plus de commerce international. D'ailleurs, le commerce international existait bien avant le pétrole.

Plus de commerce internationnal, plus d'auto ?....
Evidemment, si l'automobile venant d'ailleurs n'est plus accessible, les Québécois sont trop imbécile pour en créer une ?...
M. Guilbeault, c'est pas parce que vous n'êtes pas capable de faire un auto que d'autres n'en sont pas capable... ne rabaissez pas toute la société à votre niveau...

Imaginez le monde que vous offre M. Guilbeault: un monde sans la Wii, sans les DVD, sans orange ou kiwis, sans poivre, sans café, sans tout produit qui nous vient d'ailleurs.
Maintenant, essayez de concevoir que les gens accepteraient cela et ne chercheraient pas des alternatives....
Maintenant, imaginez les alternatives si ces gens en venaient à réussir à isoler tout les peuples de la terre. Mis à part le marché noir qui s'en régalerait, des gens auraient des serres chauffées à l'année pour y faire la culture par exemple du poivre qui serait évidemment à un prix plutôt épeurant.
C'est vraiment cela que vous souhaitez comme monde M. Guilbeault ?

Ne s'agit-il pas d'une forme déguisée de protectionnisme? «Oui, c'est vrai, dit M. Guilbeault. Mais si tous les pays le font, il n'y a plus de problème.
Ici, M. Guilbeault, vous êtes soit menteur, soit bien cancre en économie et devriez vous taire.
Lorsqu'un pays s'isole du reste du monde, celui-ci est perdant. Même vous semblez le savoir !

Mais vous essayer de nous faire croire que si tout les pays s'isolent, alors, il n'y a pas de perdant ?
Voici encore toute la magie verte à l'oeuvre.... s'appauvrir si tout le monde le fait ce n'est pas un problème....
Mais sur quelle planète vivez vous ?????
Ici sur terre, la condition humaine n'est aucunement en rapport aux autres.
Si je dois boire de la tisane de feuille d'érable le matin parce que le commerce international est vertement banni, et que le café est donc inexistant. Cette tisane n'est pas meilleure pour autant en sachant que tous les américains sont dans la même situation.

Vous jouez sur une note dangereuse ici: l'envi !
Plusieurs ne réfléchissent pas longuement à ce que vous proposer et se font piéger par ce mensonge.
Sachez que fantasmer ainsi sur la fin du commerce international démontre la non-pertinence de vos propos.

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Ce que nous propose notre vert en chef Québécois est un retour en arrière pour la société.
Ce qui est évident dans tout ceci est la haine pour la société, le manque de confiance en l'humain et une incompréhension de comment fonctionne cette société.
Ce qu'ils proposent continuellement est: retournons à moins, à plus simple.

Mais je vous dis: la motivation profonde de ces gens est la peur !
Vivre dans un monde qu'on n'aime pas, qu'on ne comprends pas et qui bouge plus vite que notre capacité à le raisonner.... N'importe qui aurait cette même réaction: la peur !

Que faire alors ? S'associer à un mouvement idéologique prônant que le monde soit plus simple, prônant la haine de ce qu'on est, et proposant une nouvelle société à l'image de sa capacité de raisonner: simple mais totalement utopique, construite sur un ensemble de valeurs de base sans tenir compte de la réalité et des valeurs de chaque individu de ce monde.

Sans être irrécupérable, je n'ai rien contre votre rêve utopique, rêvez tant que vous voulez.
Mais à partir du moment que vous voulez imposer ce fantasme à tous les gens à coup de morale et de loi, je suis sur votre chemin !

Désolé M. Guilbeault, votre monde, j'en veux pas !
( Je dois quand même donner du crédit à M. Guilbeault parce qu'il est très très rare que les verts nous décrivent ce que serait leur monde: ils se contentent de décrire ce qu'il ne serait pas. Mais en même temps, il est facile de comprendre pourquoi.... )

François.

1 commentaire:

Bernard a dit...

La naïveté de la vision de Saint-Steven est incroyable. Et dire qu'il entrevoit ça dans un horizon de 30 ans !!!

La quantité d'inepties et d'illogisme est telle dans ce seul court article de la presse que je n'ose imaginer tout ce qu'il peut y avoir dans le livre au complet...que je ne lirai de toute façon sûrement pas.

Vous avez rapidement démontré qu'augmenter artificiellement le pix des maisons en banlieue ne fonctionnerait pas, car il ferait augmenter en même temps les prix en ville, sans compter qu'il créerait une nouvelle banlieue en dehors de la "zone", le tout jusqu'à ce que la banlieue rejoinge les limites territoriales du Québec (!!).

Je parie que dans le livre ca va parler que chaque citoyen fasse pousser ses propres légumes, qu'on couse notre linge avec des tissus locaux, bref, qu'on vive comme au moyen-age, quand les gens mourraient du scorbut, que les femmes mourraient en couche et que l'espérance de vie était de 35 ans.

Cette vision, c'est un appel au misérablilisme.

Bernard De Blois